Violence
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QUELS SONT LES
FACTEURS QUI CONTRIBUENT À LA VIOLENCE CONJUGALE
?
Il n'y a pas une seule « cause
» définitive de violence conjugale et n'importe
qui peut courir le risque d'être agressé - quel
que soit le sexe, l'âge, la race, l'ethnie,
l'instruction, l'identité culturelle, le statut
socio-économique, le métier, la religion,
l'orientation sexuelle, la capacité physique ou
mentale et la personnalité. La violence
conjugale est un problème complexe, et il peut y
avoir plusieurs facteurs différents qui y
contribuent (individuel, relationnel et social).
De nombreux experts croient toutefois que la
violence conjugale est liée aux inégalités et au
déséquilibre des pouvoirs au sein de notre
société.
Il est de plus en plus admis
que la vulnérabilité d'une personne à la
violence peut être exacerbée par des facteurs
comme le déplacement, la colonisation, le
racisme, l'homophobie, l'infirmité, la pauvreté
et l'isolement. Les femmes autochtones par
exemple ont plus de chances de signaler avoir
été agressées sexuellement par le conjoint.
L'absence d'accès aux services
et soutien communautaires, et au système de
justice pénale, peuvent augmenter la
vulnérabilité d'une personne à la violence - ou
combiner les effets de la violence.
Facteurs qui augmentent
le risque
Bien qu'ils ne constituent pas
des causes directes de violence, des
statistiques récentes montrent qu'il existe un
nombre de facteurs qui, seuls ou en combinaison,
sont associés à un risque accru de violence. Par
exemple, voici certains facteurs de risque pour
les femmes et les hommes:
-
être jeune;
-
vivre dans une union
de fait;
-
avoir un partenaire
qui boit beaucoup périodiquement;
-
violence
psychologique dans la relation (moyen
important de prédiction de violence
physique);
-
séparation conjugale
(le risque d'être tuée est plus grand
pour la femme après la séparation).
Actuellement, il n'y a pas de
renseignements statistiques disponibles
concernant les facteurs qui sont associés à un
risque accru de violence dans des relations
entre personnes de même sexe.
QUELLES SONT LES
CONSÉQUENCES DE LA VIOLENCE CONJUGALE ?
La violence peut affecter
pratiquement n'importe quel aspect de la vie
d'une personne victime d'agression. Elle peut
nuire à sa santé physique et mentale, sa
capacité à travailler, et sa relation avec ses
enfants et ses proches. L'agression peut
détruire chez une personne son sens d'efficacité
et son estime de soi. L'abus de substances
(alcool ou drogue), s'il est utilisé comme
mécanisme d'adaptation, peut davantage mettre en
danger la santé et le bien-être d'une personne.
Dans certains cas, les conséquences de l'abus
sont fatales; en bout de ligne, certains
particuliers se font tuer par leur partenaire
agresseur. Selon les données des signalements à
la police en 1999, plus de 500 femmes et 100
hommes ont été soit gravement blessés soit tués
par leurs partenaires.
L'agression peut aussi avoir
des effets destructeurs pour les personnes qui
n'en constituent pas la cible intentionnelle.
Les enfants qui sont exposés à la violence à la
maison peuvent ressentir de graves difficultés
émotionnelles, scolaires, de développement et de
comportement. Par exemple, les enfants qui sont
exposés à la violence entre des adultes ou des
adolescents à la maison ont plus de chances
d'être physiquement (ou indirectement)
agressifs, de souffrir de troubles émotionnels,
d'être hyperactifs ou de s'adonner à des actes
de vandalisme.
Conséquences pour les
agresseurs
Les agresseurs sont
responsables de la violence et du tort causés.
Dans certains cas, les agresseurs ont pu avoir
été eux-mêmes agressés ou avoir été témoins de
violence. Ils peuvent avoir appris qu'une façon
d'exercer le pouvoir et le contrôle consiste à
agresser autrui. Ils peuvent continuer à
agresser autrui même si cela détruit leurs
relations ou a d'autres effets négatifs sur leur
vie comme l'implication dans système de justice
pénale. Certains agresseurs finissent par mettre
fin à leurs jours et à ceux de leurs victimes.
Conséquences sociétales
La violence conjugale a des
conséquences économiques énormes pour la société
canadienne. D'après la première étude de
recherche qui a évalué les coûts des diverses
formes de violence faite contre les femmes, y
compris la violence dans les relations intimes,
le problème en question coûte à la société
canadienne environ 4,2 milliards de dollars par
année en services, formation, justice pénale,
travail, emploi, santé et frais médicaux. Les
frais de justice pénale seuls atteignent 871 908
583 $ par année.