Présentation:

Voici l'historique de notre organisme: Nous parlerons de sa naissance, de son évolution et du développement des services intégrés pour hommes qui implique d'autres partenaires, dont le Centre de Prévention du suicide de la Haute-Yamaska, le CLSC de la Haute-Yamaska et le Centre jeunesse de la Montérégie, secteur Granby (Haute-Yamaska) et secteur Brome-Missisquoi. Nous traçons le portrait actuel de nos services, de même que les perspectives de développement à court et à moyen terme.


Naissance de l'organisme 1988-1989:

La Ressource pour Hommes est née de l'initiative d'intervenants du CLSC de la Haute-Yamaska: Mireille Choinière, travailleuse communautaire, et Claude Leblond, travailleur social, thérapeute auprès des conjoints violents et responsable du service Poing Final, à l'époque sous la responsabilité du même CLSC. À leur invitation, des citoyens de la région, sensibles aux besoins des hommes et à l'inexistence de services qui leur soient propres, se sont joints à eux pour réfléchir à la pertinence de mettre sur pied une telle ressource. L'équipe d'origine était composée des personnes suivantes : Gilles Brodeur, Mireille Choinière, Jocelyne Déry, André Lacasse, Marco Lacasse, Claude Leblond, Denis Loranger et Robert Paquette. Les étapes qui suivent ont ponctué le travail de ce groupe de personnes. Certaines personnes se sont retirées et d'autres se sont jointes aux autres membres. La mise en commun des perceptions de chacun concernant les besoins des hommes a été faite et une revue sommaire d'organismes offrant des services aux hommes et leurs objectifs a été effectués.

L'organisation d'une soirée de sensibilisation et de collecte d'informations portant sur les besoins des hommes de notre région. Environ 30 hommes ont participé à cette soirée tenue à l'automne 1988, et suite à laquelle des besoins furent identifiés, justifiant la mise sur pied d'un organisme communautaire.

Au cours des mois qui ont suivi, l'équipe s'est constituée d'un conseil provisoire et a travaillé à formuler les buts et objectifs généraux de l'organisme. Une première demande de subvention a été formulée au S.O.C. (Soutien aux organismes communautaires MSSS) et une demande d'incorporation a été acceptée le 22 mars 1989.

Une soirée de discussion portant sur les relations hommes-femmes a été organisée par un sous-comité formé en partie de participants à la première réunion de sensibilisation. Un premier cahier des opérations (mission, objectifs généraux, plan d'action de l'an I) et des règlements généraux régissant le futur organisme ont été élaborés en vue de l'assemblée de fondation du 24 avril 1989.

Depuis l'intégration des groupes pour conjoints violents, nos services préventifs auprès des hommes en difficulté (rupture, suicide) et nos groupes en condition masculine ne sont plus subventionnés.

Nous continuons de maintenir ces services malgré que depuis 1992, notre budget de base est intégré dans la politique de financement des groupes d'intervention auprès des conjoints violents. Nos interventions en condition masculine sont maintenant auto-financées.


Adolescence(1989-1991)

Ces années d'adolescence ont permis à Ressource pour Hommes de mieux s'ancrer dans son milieu. Fonctionnant majoritairement avec des programmes d'emploi et des intervenants bénévoles ou contractuels pour les entrevues d'accueil et les groupes, notre organisme a commencé son implantation auprès de la clientèle masculine et des organismes du milieu.

L'obtention d'un premier budget du SOC en condition masculine, les projets d'emplois et le bénévolat de travailleurs sociaux et de psychologues du milieu nous ont permis de mettre sur pied deux groupes d'accueil et de soutien pour hommes en situation de rupture, de créer de nombreux événements de sensibilisation auprès de la population et de mettre en marche nos premiers groupes de réflexion sur les différents aspects de la condition masculine.

La collaboration avec le CLSC Haute-Yamaska et plus précisément le service Poing Final auprès des conjoints violents s'installe. Les négociations quant à son intégration s'amorcent. Ayant développé une bonne expertise et jouissant d'une bonne réputation, le CLSC se montre d'abord réticent au transfert bien que les contacts furent excellents.

Finalement, en janvier 1991, nous signons une première entente avec le CLSC Haute-Yamaska: prêt de services (locaux, secrétariat, bureau ) et d'un co-animateur pour les groupes d'intervention auprès des conjoints violents (un groupe de jour, un de soir) jumelé à un contractuel de Ressource pour Hommes.

Depuis l'intégration des groupes pour conjoints violents, nos services préventifs auprès des hommes en difficulté (rupture, suicide) et nos groupes en condition masculine ne sont plus subventionnés.

Nous continuons de maintenir ces services malgré que depuis 1992, notre budget de base est intégré dans la politique de financement des groupes d'intervention auprès des conjoints violents. Nos interventions en condition masculine sont maintenant auto-financées.


Presqu'adulte (1992-1993)

Ressource pour Hommes s'implante de plus en plus dans son milieu et bénéficie toujours du support logistique du CLSC Haute-Yamaska et du prêt de personnel. De plus, la Ressource accentue ses activités de collaboration et de concertation, et s'ouvre un peu auprès de ses partenaires de tout le Québec.

Nous maintenons nos activités de sensibilisation et de prévention. Nous offrons 3 groupes d'intervention auprès des conjoints violents et développons des groupes de sensibilisation avec les 2 établissements de détention provinciaux, un programme de sensibilisation avec une maison de transition et un programme qui se voulait d'intervention auprès des détenus du centre de détention fédéral de Cowansville.

La demande se fait de plus en plus croissante, les collaborations de plus en plus régulières, particulièrement avec la maison d'hébergement pour hommes en difficulté Le Passant, et le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska.

La Maison d'hébergement pour personnes en difficulté Le Passant se relocalise, envisageant la mise sur pied d'un centre de crise. Nous louons d'abord ses anciens locaux et mettons en commun des services d'intervention. Nous commençons à utiliser des services d'hébergement préventif en situation de violence conjugale, de rupture amoureuse difficile et de crises suicidaires.


Le grand saut (1995-1998)

C'est en 1996, finalement, que nous nous installons, pour la partie administrative au 436 Horner, tout en maintenant les services de groupe sur le boulevard Pie IX. Tout en amorçant un travail de mise en commun de plusieurs services qui se sont concrétisés en juin 96 par une assemblée générale conjointe et un plan d'intégration progressif, c'est en passant par une gestion commune des deux organismes par une même direction et un conseil d'administration mixte pour la première année que nous effectuons la transition.

La mission et les budgets des organismes demeurent séparés, mais la mise en commun de certains services optimise l'utilisation des fonds en services aux bénéficiaires. Les deux organismes visent à développer des services mieux intégrés pour les hommes, et la présence de l'équipe du Centre de prévention du suicide vient ajouter une expertise plus qu'importante à nos services de crise.

En collaboration avec la Cour et les avocats de droit matrimonial, nous développons un service de droits d'accès sécuritaire aux enfants en situation de violence ou de rupture difficile et avec le Centre Jeunesse et les procureurs au criminel, un service de visites supervisées en situation d'abus sur les enfants.

Avec la collaboration des services policiers du secteur, nous développons plus ouvertement des services d'hébergement préventifs en situation de violence conjugale et familiale, de rupture ou de crise suicidaire. Et tout ça sans nouvel apport financier, uniquement basé sur la collaboration des partenaires.

Les groupes d'intervention auprès des conjoints violents croissent avec la mise sur pied de deux pré-groupes réguliers (jour, soir) et une disponibilité pour d'autres selon les besoins. Nous maintenons trois groupes réguliers, avec une pointe jusqu'à cinq pendant quelques mois.

Avec le Centre Jeunesse de notre sous-région, nous avons développé un groupe de sensibilisation à la violence auprès des adolescents, auprès des jeunes en général. C'est à partir de dossiers provenant du Centre Jeunesse et d'une polyvalente de Cowansville que les premiers groupes sont formés. L'arrivée d'un foyer de groupe (9 adolescents) dans le secteur et les demandes croissantes potentielles des autres polyvalentes de la région, nous obligeront à réfléchir à l'avenir de ce groupe.


Autonomie (1999-2000)

Les quelques lignes qui précèdent particulièrement le bilan d'activités des trois dernières années se veulent la base de notre réflexion actuelle. Depuis bientôt deux ans, nous maintenons le cap sur nos actions préventives et cherchons à développer des services qui nous permettent de diminuer l'incidence de la violence conjugale chez les hommes de notre région. Après quelques années de tergiversations, nous nous rapprochons des jeunes (droits d'accès, visites supervisées, groupe ados...).

Nous maintenons nos groupes d'intervention auprès des conjoints violents avec l'ajout de pré-groupe qui ont sensiblement diminué nos taux d'abandons aux groupes réguliers et réduit très considérablement le temps d'attente et d'intégration.

En novembre 98, Ressource pour Hommes en assemblée générale spéciale, se nomme un Comité Administratif distinct de celui de la maison d'hébergement Le Passant. Les liens administratifs n'étaient pas appropriés amenant, avec les années, de la confusion dans les missions des deux organismes. Le partenariat et la complémentarité des services demeurent toujours en place et les services pour les hommes en difficulté continuent d'augmenter à Ressource pour Hommes.

La croissance demeure évidente et nos locaux actuels insuffisants, donc, en mars 99, Ressource pour Hommes emménage dans de nouveaux locaux soit le 739 Dufferin, plus approprié et plus vaste, pour les prochaines années.


L'actuel (2001-à ce jour)

Le nombre d'intervenants et de clients ne cesse d'augmenter. L'agrandissement par l'intérieur requiert à deux reprises des travaux dans nos locaux.

L'organisme fête ses 25 ans d'existence en 2014-2015. Plusieurs activités furent organisées pour souligner cette étape importante dans notre cheminement Nous avons profité de cette occasion unique , qui nous était offerte, pour augmenter notre visibilité et ainsi faire connaître nos services parmi nos partenaires et la population. Aussi, ces festivités nous ont permis de recruter plusieurs nouveaux membres.

Un nouveau service est lancé en 2015, soit le projet HASE ( Homme Abusé Sexuellement dans leur enfance ).







Il n'existe pas d'agresseur type. L'agresseur n`est pas nécessairement un tas de muscles décrit par les médias. Ce peut être un compagnon de classe, un copain de discothèque ou même un voisin...


Les hommes comme les femmes ont recours à la violence psychologique pour controler leur partenaire. Les hommes sont plus enclins à intensifier cette violence lorsqu'ils croient perdre le controle. Quand les mots ne suffisent plus, ils ont parfois recours à la violence physique. La violence psychologique jette les deux partenaires dans le désarroi. La société en minimise pourtant souvent les effets, car elle ne laisse aucune trace physique. Les collectivités offrent peu d'appui aux victimes de violence psychologique, hommes ou femmes.


"La violence à l’égard des femmes est l’un des principaux obstacles à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes." Colloque sur la violence des hommes sur les femmes Séminaire du 7- 8 Octobre 1999


Les hommes comme les femmes ont recours à la violence psychologique pour contrôler leur partenaire. Les hommes sont plus enclins à intensifier cette violence lorsqu'ils croient perdre le contrôle. Quand les mots ne suffisent plus, ils ont parfois recours à la violence physique.


Personne n'est a l'abri de la violence dans les fréquentations. Ce type de violence n'est pas restreint à une classe sociale particulière ni à un groupe ethnique ou racial. Certaines femmes sont agressées dès leur première rencontre, tandis que d'autres le sont à la suite de longues fréquentations. Tout le monde est à risque.






Après les premiers signes de violence, la situation empire généralement en l'absence d'intervention. Il ne faut pas attendre le jour où il changera. Les partenaires ont besoin d'aide pour briser le cycle.


La jalousie est la cause la plus courante de la violence dans les fréquentations. Lorsqu'un homme accuse continuellement une femme de flirter ou d'avoir une liaison et qu'il soupçonne tous ceux avec qui elle parle, il est possessif et dominateur.


La violence psychologique est souvent considérée comme le recours inoffensif aux railleries. Mais se faire traiter de tous les noms est blessant; c'est pourquoi les gens le font. La violence psychologique diminue l'estime de soi, parfois de façon permanente. Pour de nombreuses femmes, elle constitue l'aspect le plus néfaste d'une relation d'abus.